
Acheter un outil, rénover une pièce, aménager son extérieur ou préparer un projet plus ambitieux : les magasins de bricolage occupent une place centrale dans le quotidien des Français. Leur rôle ne se limite pas à la vente de produits : ces enseignes accompagnent aussi la préparation et la structuration des projets.
Une étude menée par Consumer Guidance France permet de mieux comprendre les motivations de visite, les habitudes d’achat et les budgets associés à ce type d’enseignes.
Des visites d’abord orientées vers un besoin précis
Si certaines visites ont un objectif purement inspirationnel, la majorité des clients s’y rendent avec un objectif clair.
60 % des répondants indiquent que leur dernière visite avait pour but d’acheter un produit précis. Le magasin de bricolage est donc perçu avant tout comme une solution concrète et efficace.
Dans le même temps, près d’un tiers des visiteurs viennent pour préparer un projet plus large (travaux, rénovation, aménagement) ou pour repérer des idées et des produits. Ces visites plus exploratoires confirment le rôle du magasin comme point de départ d’un parcours de décision, sans acte d’achat immédiat.
Une fréquentation régulière, mais pas intensive
Les magasins de bricolage s’inscrivent dans une logique d’achats récurrents mais espacés.
Près de 70 % des clients déclarent s’y rendre quelques fois par an ou tous les deux à trois mois, tandis que 17 % y effectuent des achats au moins une fois par mois.
Cette fréquence traduit une consommation raisonnée, souvent liée à des projets ponctuels ou saisonniers, plutôt qu’à des achats impulsifs. Le magasin de bricolage reste un commerce de destination, que l’on consulte quand le besoin se fait sentir.
Des budgets maîtrisés, reflet d’un bricolage du quotidien
Côté budget, les Français adoptent une approche prudente.
La majorité des répondants déclare un budget annuel compris entre 100 € et 300 €, suivi par ceux dépensant moins de 100 €. Seule une minorité dépasse les 800 € par an.
Ces chiffres confirment que, pour beaucoup, le bricolage reste associé à l’entretien courant et aux petits projets, plus qu’à de lourds investissements. Les enseignes doivent donc composer avec des attentes fortes en matière de rapport qualité-prix, mais aussi de clarté de l’offre.
Le magasin physique reste central, malgré la montée du e-commerce
Si l’achat en ligne progresse, il ne supplante pas encore le point de vente.
58 % des répondants déclarent ne jamais avoir acheté d’article de bricolage sur le site internet de leur enseigne, contre 37 % qui l’ont déjà fait.
Ce décalage souligne l’importance persistante du contact physique avec les produits, du conseil en magasin et de la possibilité de se projeter concrètement. Pour de nombreux consommateurs, le bricolage reste un univers où le toucher, la démonstration et l’échange avec un vendeur comptent encore beaucoup.
Un enjeu clé pour les enseignes : conjuguer efficacité et accompagnement
Les résultats de l’étude dessinent un paysage clair : les magasins de bricolage sont attendus sur leur capacité à répondre vite à un besoin précis, tout en offrant suffisamment de lisibilité et de conseil pour accompagner des projets plus complexes.
Dans un contexte de pression sur les budgets et de concurrence accrue, la différence ne se joue plus uniquement sur l’étendue de l’offre, mais sur :
- la clarté des parcours en magasin,
- la qualité du conseil,
- la cohérence entre expérience physique et digitale.
Des critères qui influencent concrètement la manière dont les consommateurs choisissent leur enseigne de bricolage.
Source : Étude Consumer Guidance France, 1 304 répondants, Novembre 2025
➔ Retrouvez le palmarès des magasins de bricolage les mieux notés par les Français dans l’Atlas de la Consommation.


