Salles de sport : ce que deviennent vraiment les bonnes résolutions

© William Choquette – Pexels

Chaque début d’année, c’est le moment des bonnes résolutions. Parmi elles, davantage d’exercice, une meilleure hygiène de vie : la salle de sport fait partie de la to-do list.

Se remettre en forme, reprendre une activité physique, mieux gérer son stress : les salles et studios fitness enregistrent traditionnellement un pic d’inscriptions entre janvier et février.

Motivation à bloc, nouvelles habitudes à construire… mais une fois l’élan passé, que reste-t-il vraiment ?
À quelle fréquence les Français vont-ils à la salle de sport, combien y consacrent-ils chaque mois, et pour quelles raisons s’y tiennent-ils — ou non ?

Une enquête menée par Consumer Guidance France auprès de plus de 2 600 répondants permet de regarder les usages réels, au-delà des intentions. Et sur la durée.

Une pratique régulière, mais loin du sport intensif

Contrairement aux idées reçues, la majorité des adhérents ne fréquente pas sa salle de sport de manière excessive. On est plutôt sur un usage modéré, comme le montre ce tableau :

Contrairement aux idées reçues, la majorité des adhérents ne fréquente pas sa salle de sport de manière excessive, on est plutôt sur un usage modéré, comme le montre ce graphique :

On le voit, 41 % des répondants s’entraînent 2 à 3 fois par semaine, 29 % une fois par semaine. Les pratiques plus intensives représentent moins de 12 %.

Ces chiffres montrent que l’usage dominant est régulier mais réaliste. La salle de sport s’intègre dans un rythme de vie, sans logique de performance extrême. Et on est également loin de l’abonnement “pris sur un coup de tête et jamais utilisé”.

Un budget mensuel maîtrisé

Côté budget, les pratiques sont relativement homogènes.

  • 40 % consacrent 30 à 50 € par mois à leur salle de sport
  • 23 % dépensent 50 à 80 €
  • Près de 20 % restent sous les 30 €
  • Seuls 6 % dépassent 120 € par mois

Côté budget, les pratiques sont relativement homogènes.

  • 40 % consacrent 30 à 50 € par mois à leur salle de sport
  • 23 % dépensent 50 à 80 €
  • Près de 20 % restent sous les 30 €
  • Seuls 6 % dépassent 120 € par mois

Le fitness repose ainsi largement sur des offres accessibles, perçues comme soutenables dans la durée, loin d’un investissement contraignant.

Quelles motivations pour faire du sport en salle ?

Les trois principales raisons :

  1. la remise en forme
  2. le renforcement musculaire
  3. la gestion du stress

La rééducation et la socialisation restent plus marginales, mais sont tout de même citées parmi les raisons pour fréquenter une salle de fitness.

Loin du cliché de soulever de la fonte, la salle de sport est désormais aussi un espace de bien-être mental, un moyen de relâcher la pression et de retrouver un équilibre.

Musculation et cardio dominent, mais les pratiques se diversifient

Les activités classiques restent largement majoritaires : la plupart des répondants déclarent pratiquer principalement des exercices de musculation ou de cardio.

Nénamoins, certains participent à des cours collectifs, pendant que d’autres s’orientent vers d’autres pratiques (yoga, pilates, cross-training…)

On voit apparaître un équilibre entre habitudes installées et diversification progressive, portée par la recherche de variété et d’adaptation aux besoins individuels.

La salle de sport, un rendez-vous surtout en semaine… et souvent le soir

L’entraînement s’inscrit clairement dans la routine hebdomadaire.

  • 75 % préfèrent s’entraîner en semaine
  • 25 % le week-end

Côté horaires :

  • 45 % s’entraînent le soir
  • 38 % le matin
  • 18 % à midi

La salle de sport apparaît ainsi majoritairement comme un sas de décompression après la journée de travail, plus que comme une activité de loisir du week-end.

Quant aux horaires, l’entraînement a lieu principalement après la journée de travail. Il est suivi de près par le matin, avant de démarrer sa journée.

Ce que ces usages disent des bonnes résolutions

Pris dans leur ensemble, les résultats dessinent un profil clair : des pratiquants engagés mais pragmatiques.

Les bonnes résolutions sportives ne se traduisent pas par une pratique extrême, mais par une régularité mesurée, un budget surveillé et des attentes qui mêlent forme physique et équilibre mental.

Pour les salles de sport et studios fitness, l’enjeu n’est donc pas seulement de séduire en janvier, mais d’accompagner des usages durables, alignés avec la réalité du quotidien.

Source : Étude Consumer Guidance France, 2 616 répondants, Septembre 2025